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 Entré dans notre atelier à l'automne 2008, Porc-Épic en est sorti le dimanche 7 juin 2009.
Classé à l'inventaire des monuments historiques, Porc-Épic nous a été confié par son propriétaire, l'YCIF, pour être restauré dans notre atelier.
Cette collaboration inhabituelle (nous ne travaillons pas pour compte de tiers) s'explique pour deux raisons :
- Porc-Épic est un monotype de Chatou, et pas n'importe lequel puisqu'il porte le N° 3 dans la série. Il a été construit en 1909 au chantier G. de Connynck, à Maisons-Laffite.
- Il ya 80 ans, le CNC (Cercle Nautique de Chatou) se déplaçait de Chatou aux Mureaux, pour s'y fixer et devenir un peu plus tard le Yaching Club de l'Ile de France
Ces deux raisons nous ont convaincus, et après des mois d'une restauration parfois délicate, Porc-Épic était prêt à retourner à l'eau en ce dimanche 7 juin.
Nous n'avons pas essayé Porc-Épic avant sa mise à l'eau.
Par habitude, car c'est une habitude de Sequana de lancer ses bateaux "en direct", et puis de toutes façons, même si nous l'avions voulu, nous n'en aurions pas eu le temps. Les peintures et les vernis avaient à peine eu le temps de sécher dans les jours précédant ce lancement.
Comme à son habitude, Guy d'Houille avait préparé le chemin de roulement sur la cale, que nous avons testé la veille en y mettant à l'eau Quod Amo et Nymphée, nos deux autres monotypes.
Cela nous a d'ailleurs permis de constater que les acacias de la berge avaient poussé depuis l'année précédente et que quelques branches devaient être élaguées.
Après après avoir décoré l'atelier et pavoisé Porc-Épic, nous nous sommes retrouvés sous le nouvel auvent pour le traditionnel banquet précédant les lancements.
Cette année nous avons utilisé comme table le support sur lequel Roastbeef avait été exposé à Brême puis à Copenhague. Dimensions idéales ! Menu de fête ("saumon sur le dos"préparé par Patrick et mille-feuilles préparé par Paul).
L'YCIF était dignement représenté par Michel Husson (initiateur du projet) et Madame Michel La Clavière (vice président) et Madame, Jacques Piganeau (qui a refabriqué la dérive de Porc-Épic), rejoints un peu plus tard par Pierre Lostis (Président).
Nous en avons profité pour prendre une photo de groupe de l'équipe qui a œuvré sur cette restauration. (il en manque quelques uns).
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Edmond Ballerin, Michel Desplat, Jean-Claude Chouquet, François Veslot, Paul Revollet, Guy Lecuyer, Martin Chauffrey, Michel Husson, Gilles Outin, Christophe Dirlik, François Casalis, Patrick Poulailler.
Francesco Matarese, Charles Consoli, Hervé Joseph-Teyssier, Jacques Piganeau
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Presque à l'heure dite (c'est à dire vers 15h00) Porc-Épic a été mis à l'eau par Monsieur Gournac (sénateur- maire du Pecq) et Jean-Pierre Lostis, qui ont tranché ensemble le "boute" qui retenait le ber.
Nous remercions tout particulièrement le sénateur Gournac, qui a trouvé le temps d'assister à ce lancement, malgré un emploi du temps très chargé à cause des élections européennes qui avaient lieu le même jour.
Après avoir emmené Porc-Épic au ponton, toujours inquiets, nous avons fait rapidement les vérifications d'usage : Le bateau faisait-il de l'eau ?
Hélas ! une surprise nous attendait. Porc-Épic prenait de l'eau. Beaucoup plus que ce à quoi nous nous attendions. Des deux cotés du puits de dérive, la Seine tentait d'emplir celui que nous espérions remis en état pour au moins 30 ans....
Mais les fuites n'étaient pas suffisantes pour nous arrêter.
Malgré le nuages très noirs et la météo menaçante, Porc-Épic a quitté le ponton, pour son premier tour à la voile depuis au moins 30 ans.
Nous avions un bon 4 beaufort, et malgré ses 100 ans, à chaque risée le bateau accélérait et ne demandait qu'à filer...
Après un premier tour jusqu'au pont de Chatou, retour vent arrière vers la Gare d'eau. En arrivant au niveau du ponton de Sequana, Christophe (à la barre) annonce calmement à Hervé (aux écopes) : "on n'a plus de barre". Comme Hervé ne bouge pas, il répète"on n'a plus de barre, elle vient de casser..."
Par chance, nous étions sur la bonne amure et nous avons pu rejoindre le ponton sans difficulté.
Deux minutes plus tard, Jean-Jack revenait avec deux "attelles" en résineux et une poignée de serre-joints de tailles variées. Le temps de trouver les bons et de les serrer fermement, Porc-Épic repartait pour un second tour d'honneur.
À la fin de la journée, après grutage à Rueil, nous avons ramené Porc-Épic à l'atelier. Une première expertise rapide nous montrait que les voies d'eau étaient dues à un collage trop maigre entre les joues du puits de dérive (neuves) et la quille (centenaire).
Après échange avec l'équipe projet de l'YCIF, nous avons convenu d'effectuer une étanchéité temporaire, pour que Porc-Épic puisse dignement participer le week-end suivant à la descente de Seine et à son retour aux Mureaux.
Porc-Épic réintègrera notre atelier en septembre, pour une réfection définitive du puits de dérive.
Ce fut une très belle journée. La fin de la période "Sequana" de cette aventure, et le prélude au début de la seconde période, le retour à l'YCIF en descendant la Seine...
Cette seconde partie fait l'objet d'un article distinct.
Christophe Dirlik
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