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Premier bain de Suzanne

La tuyauterie de SuzanneDimanche 3 mai première sortie de Suzanne. Rencontre avec son élément naturel : la Seine.
La semaine précédente, les derniers ajustements : serrage des raccords, des boulons, graissage du roulement de la ligne d'arbre ont été effectués.
Au printemps, notre ami Charles a repris complètement la tuyauterie "cuivre" ce qui donne à l'ensemble chaudière-machine un aspect beaucoup plus rationnel et professionnel. Le travail n'a pas été simple, car les tuyaux passent dans des endroits exigus et les raccords ne sont pas toujours faciles à atteindre. Toujours est-il que lors de son allumage sur la rive de Seine, la machine Schindler a tourné très régulièrement après réchauffage de l'ensemble.

Départ 10 heures, mais avant, et c'est une première, c'est Jean-Claude qui a manœuvré l'engin et posé Suzanne sur le fleuve tranquille. Bien sûr, comme d'habitude, on est pressé de partir, mais c'est trop tôt pour l'apéro ! Anyway, "une banane"  à 3 bars et une autre pendant la route, nous passons devant la Gare d'eau, puis poussons jusqu'à la papeterie de Nanterre. À midi,  nous sommes de retour pour" l'heure intelligente".

Le palais présidentielLe repas animé, nous remontons, jusqu'à l'Île des Canotiers, siège de République Libre du Canotage. Un "sans papier", mais pas sans plumage, y a élu domicile, il trône dans toute sa dignité au cœur de la République, surveillant la pousse encore hésitante des ceps repiqués cet hiver.

Le garde du palais

Aussi, poussons-nous jusqu'au barrage de Chatou. La machine ronronne avec un rythme moelleux. Bien graissée, la machine est comme le marin bien nourri, elle assure sa mission avec régularité. En vue de l'ouvrage,  nous faisons demi-tour, repassons le Cap de la Liberté et regagnons la Gare d'eau, le temps de libérer les passagers ravis et regagnons Rueil. Arrivés sous la grue, il ne nous restait plus que 1,5 bar. Récidive du grutier et Suzanne regagne son garage. Temps de navigation 6 heures, 21 km parcourus pour notre bonheur. Suzanne affiche 800 km au compteur 

Marc-André Dubout